Inquiétude encore face à laquelle la Commission Européenne vient de réagir avec bien sûr le temps nécessaire à l’application des mesures prises : l’importation de miel brésilien. Suite à une inspection des entreprises brésiliennes d’exportation, les services de contrôle de la Commission Européenne ont relevé l’absence totale d’un plan de surveillance des résidus. La parution au Journal Officiel des communautés nécessitera un mois de délai, délai durant lequel bien sûr les importations seront toujours possibles. Nul doute qu’aucun conditionneur n’osera prendre ce risque.

Au niveau national, depuis de très nombreuses années, les apiculteurs se sont efforcés de promouvoir leurs miels. Ainsi sont nés plusieurs AOC, labels rouges, IGP, mais également des dénominations régionales inscrites depuis toujours dans la mémoire du consommateur (miel de Savoie et sa célèbre croix)…

Un test de qualité concernant les miels à l’intention des consommateurs a été publié récemment dans une grande revue nationale. Quelle n’a pas été notre stupéfaction de constater que dans les signes de qualité, une sorte de suspicion était jetée par comparaison entre les AOC et les IGP ? Remercions la Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace, présidée par un administrateur du SNA, d’avoir réagi avec fermeté en espérant que leur mise au point sera effectivement diffusée.

Ainsi va l’actualité. Indéniablement, nous manquons de moyens humains et matériels pour faire face à toutes nos difficultés. Et, pour ajouter à celles-ci, nous allons de nouveau assister à une longue procédure à l’égard des syndicats nationaux dont la légalité est contestée par une minorité.

Que d’argent dépensé alors que peut-être nous passerons à côté d’une campagne de promotion durable aidée par l’Europe parce que nous ne serons pas capables de la financer de façon pérenne.

YVES VEDRENNE